mercredi 17 décembre 2008

ACCUEIL ET INFORMATION :

La juge qui s'occupe de mon affaire est en passe de faire reconnaître - via la jurisprudence - le droit des mères à acquérir l'assermentation de l'Etat pour faire imposer auprès des pères les décisions judiciaires...
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L'heure est grave ! Il semblerait que notre société qui fuit de toutes parts soit en train de couler : la division ultime du corps social est en passe d'advenir. En effet, si cette juge arrivait à ses fins, demain, une partie prenante d'un conflit pourrait-être assermentée par le ou la juge afin d'imposer la décision judiciaire à l'autre partie ! C'est grave !
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Cette déresponsabilisation des juges sur le dos d'une des parties en conflit est symptomatique de l'incapacité du système à faire aboutir la médiation judiciaire... Mais il se pourrait aussi que cette attitude soit volontairement poursuivie : en effet, le pouvoir au sein de notre société est assuré par les personnes régnant grâce à la profonde division du corps social.
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Il y a urgence, mobilisons-nous ! Cette affaire ne doit pas faire jurisprudence ! C'est ici de justice et d'égalité dont il est question ! Je veux bien admettre avoir presque réussi, dans l'intérêt de mes enfants et dans le mien, à ce que la décision judiciaire ne puisse avoir de prise sur moi, mais, si jurisprudence il y avait, c'est le corps social entier qui en pâtirait...

POUR LA GRANDE (?) HISTOIRE :

Nous sommes le 17 décembre 2008 et je rentre de l'école où sont scolarisés mes deux enfants : la voiture est vide et ma tête va exploser... Je n'ai pu les prendre à la sortie de l'école comme d'habitude.
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J'ai contacté la directrice de l'Ecole par fax il y a peu, pour lui annoncer que je venais chercher les enfants à 11H15 afin d'éviter tout esclandre entre la mère et moi; cette dernière venant les chercher à 11H30, suite à un jugement qui aurait été prononcé et qui, à ce jour, n'a toujours pas été déposé dans ma boîte aux lettres...
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Ainsi, n'ayant aucune notification officielle, je suis en droit de récupérer mes enfants à l'école. Mais la mère vient les chercher en même temps que moi.
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Alors que faire ? Me battre avec la mère pour que le plus fort (ou la plus forte) reparte avec les enfants ? Au contraire de la mère, je préfère éviter de faire du mal aux enfants... Donc, je repars bredouille.
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Ayant d'autres projets, la mère s'est servie de la justice pour que je voie moins mes enfants. Mon problème, c'est ce jugement fantôme qui existe sans exister vraiment...
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Je me base sur ce que dit la mère - mais est-ce vrai ? - et en accord avec la directrice de l'école, j'avais trouvé un bon compromis : récupérer les enfants avant l'heure de la sonnerie pour éviter toute rencontre avec la mère et tout dégât psychologique sur les enfants. Mais la directrice a changé d'avis...
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Il faut donc trouver d'autres solutions... Je ne veux pas crever les pneus de quiconque, ni faire du mal à la mère... Mais la juge n'a pas mis en place de dispositif de conciliation ou de médiation... Alors, comment faire ?
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Mes actes conditionnent ce qui est à venir : en fonction de comment je me comporte (ou je vais me comporter), j'assume au fur et à mesure des responsabilités qui potentiellement pourraient advenir. Par exemple, dans cette affaire, ma seule liberté est d'user d'un blog pour communiquer mon avis, mon opinion : quel droit ai-je à faire cela ? Du point de vue du fond comme de la forme, je n'ai aucune connaissance juridique à ce niveau - en existe-t-il ? Donc, mes actes sont primordiaux : la manière dont je me conduis au présent conditionne mon futur.
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Mais revenons à nos moutons ! Je pourrais me servir de ce blog pour accuser (de complicité) de maltraitance : Vanessa VIGNAUD et/ou les personnes qui l'ont secondée.
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Mais, je ne veux pas faire cela car cette vision est partielle, subjective et donc partiale. Ainsi, je reviens sur la place de la juge, dans cette histoire, qui est, à mon avis, fondamentale. Pour d'obscures raisons, il se pourrait que je doive servir d'exemple et que je doive être cassé.
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D'un certain point de vue, elle a raison : je ne me suis pas présenté à ses convocations et, je ne respecte pas les décisions qu'elle cherche à me faire admettre par l'intermédiaire de Vanessa - qui est cette dernière pour me faire respecter la loi : la mère devient-elle un agent assermenté de l'Etat ? Et puis, faire donner raison à une femme sur un homme, quel bel exemple de coopération !
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Mais de mon point de vue elle a tort : faire jouer l'autorité, c'est renforcer la contestation en la justifiant; peut-être est-elle missionnée pour exercer cette autorité afin que le dispositif sécuritaire mis en place au niveau national soit validé et justifiable ?
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Que sais-je ? Quoiqu'il en soit, les résultats sont là : deux enfants sont privés de leur père parce que la mère - éventuellement, en suivant l'autorité de la juge - les prend les mercredis, les dimanches (...), aux moments où je les avais auparavant.
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Je reconnais et j'assume mes torts. M'estimant innocent et afin de ne pas donner de crédit à la démarche entamée par la mère, j'ai fait jouer mon droit d'opposition : ne pas être présent aux convocations de la juge; ce qui n'est pas illégal. Je me rappelle même que la deuxième convocation (début décembre) avait pour objet l'intérêt des enfants...
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Mais, je sais bien que la justice a pour mission première la culpabilisation et que la médiation n'est qu'une fonction secondaire... Ainsi, voilà ce que je reproche à la juge (dont je ne connais même pas le nom puisque je n'ai aucune notification par voie d'huissier de ses jugements) : ne pas avoir mis d'abord en place les dispositifs de conciliation et de médiation dans cette affaire ! Comme si, se doutant de mes réactions, elle avait cherché à me pousser à bout...
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Car, le fonctionnement intrinsèque du système est le suivant : la première personne qui accuse sait qu'elle deviendra à son tour l'accusé... Pour se défendre il faut accuser... Or, je ne veux pas accuser la mère, même si face à l'évolution de ce conflit, j'ai assuré mes arrières en rassemblant la matière nécessaire pour le faire. Car, si son intérêt est purement égoïste et vénal, quel serait le mien ? Si j'ai pris autant de temps pour la choisir - et inversement - c'est que je pense que c'est une chouette maman. Sinon, nous n'aurions jamais fait d'enfants ensemble...
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Je dois reconnaître que si nous en sommes là, je suis en partie responsable, même si je n'ai pas débuté la procédure judiciaire, au contraire de la mère.
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Alors je repose la question ? Faut-il que j'envisage des solutions extrêmes aux conséquences potentiellement dommâgeables pour tout le monde ? Non ! Car je crois que ce stade est concevable uniquement quand notre propre vie est en danger et ce n'est pas le cas ! Les enfants ne sont pas encore en état ou en situation de dégradation mentale et/ou psychologique avancée... Mais cela ne devrait pas tarder d'où l'intérêt de s'activer en vue de la résolution rapide de ce conflit. Car, si cela n'était pas possible, je suis prêt à mourir pour mes enfants ! La vie sans mes enfants m'importe peu !
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Dans cette histoire, si j'ai commis des erreurs et des fautes, je veux bien les assumer, payer des amendes... Je suis même prêt à aller en prison, s'il le faut, pour que, comme avant, je puisse voir mes enfants : et ce n'est que ce qu'ils demandent !
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Ainsi, mon combat se situe au niveau de la reconnaissance du droit :
- pour les pères de voir leurs enfants,
- pour les enfants de voir leurs papas, et,
- pour les femmes de pouvoir s'appuyer sur des hommes qui ne sont pas obligés d'envisager la fuite en cas de conflit avec la mère !
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Sauf si je ne puis faire autrement, je ne veux pas demander aux enfants de choisir entre venir avec moi ou avec la maman. Je pense que si on leur demandait leur avis, ils diraient "comme avant", autant avec papa qu'avec maman... Je ne peux même plus leur parler au téléphone, nous fondons en larmes comme des madeleines... C'est la raison pour laquelle je me bats ! Je réclame les mêmes droits pour les pères et les mères, pour les hommes et les femmes, à tous les niveaux : parentalité, salaires...
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Il y a urgence, deux enfants sont en passe d'être victimes de maltraitance ! Merci de relayer largement l'information. Ma messagerie électronique vous est ouverte, pour tout avis, suggestion (...). Vous trouverez plus d'informations ici http://toulouse-affaires-familiales-tribunal.blogspot.com/ , et vous pouvez vous exprimer en ligne sur ce conflit, anonymement ou pas ici http://toulouse-affaires-familiales-debat.blogspot.com/ : et puis, pourquoi ne pas donner aussi votre avis ici (pour ou contre !) ? TGI : 2ième Chambre - Greffe aux Affaires Familiales : Affaire Vignaud vs Béjar - Fax : 05.61.25.96.65 et/ou Ecole Annexe : Madame la Directrice : Affaire Vignaud vs Béjar - Fax : 05.61.52.31.47.
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En ce qui concerne les solutions qui devraient se généraliser demain au sein de notre société, je vous invite à consulter les sites suivants :
- pour la médiation judiciaire : http://www.gemme.eu ,
- pour la coopération familiale : un expert est conférencier sur le thème de la coopération et de la résolution des conflits familiaux et il s'appuie sur l'exemple ... des oiseaux ! http://fetedelascience64.blogspot.com/2008/10/histoire-et-actualit-du-concept_07.html
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Ilhan BEJAR,
papa,
professeur de cours particuliers à domicile,
étudiant à distance en Sciences de l'Education (M1).

POUR LA PETITE HISTOIRE :

POUR LA PETITE HISTOIRE :
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A la fin de l'année 2006, quand elle a quitté le foyer familial, cela faisait environ un an que nous faisions chambre à part. Il y a peu de temps (aux alentours de la rentrée scolaire 2007/2008), elle a pris un avocat pour me mettre devant le Tribunal de Grande Instance afin d'obtenir sa part de la maison que nous avions acheté ensemble. Comme j'ai financé une grande partie de notre vie commune, j'ai contacté le juge et mon avocat par fax pour leur demander l'application du droit : les parts de Melle VIGNAUD et les miennes doivent être données aux enfants. Cette affaire est en cours...
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Et aujourd'hui, cerise sur le gâteau, elle veut que notre fille qui est dans l'enseignement privé laïc passe dans le public, alors que c'est une petite fleur fragile qui va être complètement fanée par la normativité qui règne dans ce milieu. Mon fils est déjà dans l'enseignement public. Il ramène à la maison des cahiers où on voit des petits anges et me parle souvent de la culture de ses copains : son vocabulaire s'étoffe avec des grots mots dans toutes les langues...
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Je voulais l'inscrire lui aussi dans le privé laïc afin de le préserver des orientations dramatiques prises par le gouvernement actuel (nivellement par le bas : enseignement public pour les pauvres et privé pour les autres, préparation de la main d'oeuvre...). Malheureusement, vu la volonté de la mère et la sienne de s'y maintenir, j'ai préféré ne pas insister. J'aurai dû être catégorique. Maintenant, la maman veut que nos deux enfants aillent dans le public. Pendant que j'étais à Lyon, la semaine qui vient de passer, elle a inscrit ma fille dans la même école que mon fils...
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Cette semaine là, elle m'a appelé sans me parler de l'inscription, juste pour me faire part de son inquiétude face à l'enseignement pratiqué dans le privé laïc : à l'école les enfants sont orientés vers des relations sociales - et donc une culture - de qualité et à la maison, les parents complètent les acquisitions. A la fin de cette conversation, je lui ai envoyé un texto pour lui dire que j'inscrirai notre fille au CNED en parallèle, afin de compléter les apprentissages effectués à l'école. Sans rien me dire, elle a inscrit ma fille dans le public, explicitement contre ma volonté. Elle a sans doute été mal conseillée, entre autres par ma mère, Mme BEJAR et son amie, Mme TEXIER.
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Nous ne sommes pas mariés et selon les propos de l'avocat que j'ai été obligé de prendre pour me défendre au TGI, le droit n'a pas à mettre son nez dans cette affaire concernant deux personnes qui ont décidé de vivre en union libre et qui par conséquent ne peuvent solliciter la justice pour trancher leurs différents. Il semblerait que les orientations napoléoniennes ne soient plus d'actualité. Est-ce bien ou est-ce mal ? Je pense que le droit à la justice pour tous est une bonne actualisation juridique. Mais comment tenir compte de l'intérêt des deux parties de manière égale ? Ainsi, je comprends mieux maintenant pourquoi suite à une séparation, un des deux parents s'absente : il ne peut plus être présent auprès de ses enfants afin de faciliter, de simplifier le fonctionnement juridique.
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Je fais le choix - dans la mesure de mes moyens - de rester présent auprès de mes deux enfants. Mais combien de temps vais-je tenir ? Faudra-t-il que moi aussi, j'abuse du système en réclamant l'aide juridictionnelle, afin de durer ? La présence du père ne devrait-elle pas être maintenue coûte que coûte ? Les enfants n'ont-ils pas besoin, de manière optimale, d'avoir des contacts avec leur père biologique ? Le père de remplacement doit-il prendre définitivement la place ?
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Je n'ai rien contre la mixité, au contraire et à tous les niveaux (social, culturel, garçon/fille...) mais d'autres questions se posent : vu les nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière d'éducation, faut-il maintenir les enfants dans le secteur public quitte à leur faire payer les conséquences dramatiques des choix de la moitié de la population française ? Je m'implique dans le combat contre ces nouvelles mesures (voir mon profil sur ce blog) mais je ne suis pas prêt à sacrifier mes enfants. Peut-être est-ce une erreur de ma part...
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Le 16 juin 2008 en Haute-Garonne
Ilhan BEJAR,
professeur de cours particuliers à domicile,
étudiant en M1 de Sciences de l'Education.