mercredi 17 décembre 2008

POUR LA PETITE HISTOIRE :

POUR LA PETITE HISTOIRE :
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A la fin de l'année 2006, quand elle a quitté le foyer familial, cela faisait environ un an que nous faisions chambre à part. Il y a peu de temps (aux alentours de la rentrée scolaire 2007/2008), elle a pris un avocat pour me mettre devant le Tribunal de Grande Instance afin d'obtenir sa part de la maison que nous avions acheté ensemble. Comme j'ai financé une grande partie de notre vie commune, j'ai contacté le juge et mon avocat par fax pour leur demander l'application du droit : les parts de Melle VIGNAUD et les miennes doivent être données aux enfants. Cette affaire est en cours...
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Et aujourd'hui, cerise sur le gâteau, elle veut que notre fille qui est dans l'enseignement privé laïc passe dans le public, alors que c'est une petite fleur fragile qui va être complètement fanée par la normativité qui règne dans ce milieu. Mon fils est déjà dans l'enseignement public. Il ramène à la maison des cahiers où on voit des petits anges et me parle souvent de la culture de ses copains : son vocabulaire s'étoffe avec des grots mots dans toutes les langues...
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Je voulais l'inscrire lui aussi dans le privé laïc afin de le préserver des orientations dramatiques prises par le gouvernement actuel (nivellement par le bas : enseignement public pour les pauvres et privé pour les autres, préparation de la main d'oeuvre...). Malheureusement, vu la volonté de la mère et la sienne de s'y maintenir, j'ai préféré ne pas insister. J'aurai dû être catégorique. Maintenant, la maman veut que nos deux enfants aillent dans le public. Pendant que j'étais à Lyon, la semaine qui vient de passer, elle a inscrit ma fille dans la même école que mon fils...
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Cette semaine là, elle m'a appelé sans me parler de l'inscription, juste pour me faire part de son inquiétude face à l'enseignement pratiqué dans le privé laïc : à l'école les enfants sont orientés vers des relations sociales - et donc une culture - de qualité et à la maison, les parents complètent les acquisitions. A la fin de cette conversation, je lui ai envoyé un texto pour lui dire que j'inscrirai notre fille au CNED en parallèle, afin de compléter les apprentissages effectués à l'école. Sans rien me dire, elle a inscrit ma fille dans le public, explicitement contre ma volonté. Elle a sans doute été mal conseillée, entre autres par ma mère, Mme BEJAR et son amie, Mme TEXIER.
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Nous ne sommes pas mariés et selon les propos de l'avocat que j'ai été obligé de prendre pour me défendre au TGI, le droit n'a pas à mettre son nez dans cette affaire concernant deux personnes qui ont décidé de vivre en union libre et qui par conséquent ne peuvent solliciter la justice pour trancher leurs différents. Il semblerait que les orientations napoléoniennes ne soient plus d'actualité. Est-ce bien ou est-ce mal ? Je pense que le droit à la justice pour tous est une bonne actualisation juridique. Mais comment tenir compte de l'intérêt des deux parties de manière égale ? Ainsi, je comprends mieux maintenant pourquoi suite à une séparation, un des deux parents s'absente : il ne peut plus être présent auprès de ses enfants afin de faciliter, de simplifier le fonctionnement juridique.
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Je fais le choix - dans la mesure de mes moyens - de rester présent auprès de mes deux enfants. Mais combien de temps vais-je tenir ? Faudra-t-il que moi aussi, j'abuse du système en réclamant l'aide juridictionnelle, afin de durer ? La présence du père ne devrait-elle pas être maintenue coûte que coûte ? Les enfants n'ont-ils pas besoin, de manière optimale, d'avoir des contacts avec leur père biologique ? Le père de remplacement doit-il prendre définitivement la place ?
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Je n'ai rien contre la mixité, au contraire et à tous les niveaux (social, culturel, garçon/fille...) mais d'autres questions se posent : vu les nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière d'éducation, faut-il maintenir les enfants dans le secteur public quitte à leur faire payer les conséquences dramatiques des choix de la moitié de la population française ? Je m'implique dans le combat contre ces nouvelles mesures (voir mon profil sur ce blog) mais je ne suis pas prêt à sacrifier mes enfants. Peut-être est-ce une erreur de ma part...
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Le 16 juin 2008 en Haute-Garonne
Ilhan BEJAR,
professeur de cours particuliers à domicile,
étudiant en M1 de Sciences de l'Education.